Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Le GRWM, pour « Get Ready With Me », est un format vidéo dans lequel une personne se filme pendant qu’elle se prépare pour une journée, un événement ou une activité, en s’adressant directement à son public.
L’expression signifie « prépare-toi avec moi ». La vidéo suit les étapes d’une préparation : maquillage, coiffure, choix de la tenue, parfois organisation de la journée. Elle est diffusée en temps réel ou en accéléré, souvent en format court et vertical sur les plateformes sociales. Le récit repose sur une narration à la première personne. Pendant qu’elle se prépare, la personne commente ses gestes ou parle d’un tout autre sujet : anecdote, confidence, avis, actualité.
Le format combine trois composantes : une routine filmée, un discours libre et des produits visibles à l’écran, car utilisés pendant la préparation. Né dans l’univers de la beauté et de la mode, il a été repris par des créateurs de contenu d’autres domaines, par des professionnels et par des marques. Il peut intégrer des éléments de tutoriel, de storytelling ou de présentation indirecte de produits.
Le GRWM se distingue du tutoriel, qui vise à enseigner un geste pas à pas, alors que le GRWM privilégie la conversation. Il se distingue aussi du haul, qui présente des achats, et du vlog, qui raconte une journée entière. Lorsqu’un produit y figure en contrepartie d’un avantage, la vidéo devient un contenu d’influence commerciale, proche de la vidéo sponsorisée.
Le GRWM montre un produit en cours d’usage, dans un moment ordinaire, entre deux phrases qui ne parlent pas de lui. C’est l’inverse d’une démonstration. Notre lecture : sa valeur pour une marque tient moins à la portée qu’au contexte. Le produit est vu dans la main de quelqu’un, au milieu d’autres objets, sans mise en scène. Cette proximité a une contrepartie : la marque contrôle très peu le propos qui entoure son produit.
Une marque peut aussi produire ses propres GRWM, portés par un influenceur interne : un expert qui se prépare avant un salon, une équipe avant une ouverture de magasin. Le format sert alors la marque employeur plus que la vente. Nous recommandons de réserver ce choix aux volontaires : un collaborateur contraint face caméra se voit à l’écran.
Le Guide de bonne conduite sur l’influence commerciale du ministère de l’Économie (janvier 2026) s’applique pleinement au format. Si le créateur a reçu une contrepartie, y compris des produits, il doit indiquer le caractère commercial du contenu de façon claire, lisible et identifiable, par exemple par la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale ». Le format pose un point particulier : les filtres. Selon le guide, les images dont le traitement vise à affiner ou épaissir la silhouette ou à modifier l’apparence du visage portent la mention « Images retouchées ». Dans un GRWM beauté, un filtre peut fausser la perception du résultat d’un produit.
Le taux d’engagement global dit peu de chose sur un format fondé sur la conversation. Décomposez-le : durée moyenne de visionnage, questions posées sur le produit en commentaire, enregistrements. Pour la conversion, un lien ou un code dédié donne une mesure partielle.
Advalians pilote vos plans d’action à temps partagé et coordonne vos ressources internes et externes, du cadrage des formats au reporting régulier.
Le tutoriel enseigne un geste ; le GRWM accompagne une préparation en conversant. Dans un tutoriel, chaque étape est expliquée pour que le spectateur la reproduise. Dans un GRWM, la préparation sert de fil conducteur et le discours peut porter sur tout autre chose.
Le choix dépend de l’objectif. Pour démontrer la technique d’emploi d’un produit, préférez le tutoriel. Pour montrer le produit dans un usage quotidien et installer une proximité avec le créateur, préférez le GRWM. Rien n’empêche de combiner les deux dans une même campagne.
Intégrez-le à une étape réelle de la préparation et laissez le créateur en parler avec ses mots. Choisissez des créateurs qui utilisent déjà votre catégorie de produit. Dans le brief, précisez les points d’attention et les interdits, pas le texte à prononcer.
La discrétion ne dispense pas de la transparence. Si le créateur a reçu une contrepartie, la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale » doit être claire et lisible. Fixez son emplacement dans le contrat, avant le tournage.
Suivez d’abord la durée moyenne de visionnage et le taux de visionnage complet : ils indiquent si le format a retenu l’attention. Ajoutez le nombre de commentaires qui portent sur le produit, en particulier les questions sur la marque, la teinte ou le prix.
Comptez aussi les enregistrements de la vidéo, signe d’une intention de revenir. Pour la conversion, utilisez un lien ou un code dédié, en sachant qu’il ne capte qu’une partie des achats. Comparez ces résultats à ceux des autres formats de la même campagne.
La première erreur est d’oublier la mention commerciale parce que le produit n’apparaît que brièvement. Une contrepartie, même en nature, suffit à rendre la mention obligatoire.
La deuxième concerne les filtres. Selon le guide du ministère de l’Économie de janvier 2026, une image dont le traitement vise à affiner ou épaissir la silhouette ou à modifier l’apparence du visage porte la mention « Images retouchées ». Dans un GRWM beauté, un filtre peut aussi tromper sur le résultat du produit. La troisième est d’imposer un texte : le format perd sa spontanéité et l’audience le perçoit.
Oui, s’il est transposé à un contexte professionnel. Un expert peut se filmer pendant qu’il prépare une conférence, un salon ou une journée de terrain, en commentant ses priorités. Le format humanise une prise de parole et sert la marque employeur.
Renoncez-y si votre cible attend d’abord des preuves techniques, ou si aucun collaborateur n’est à l’aise face caméra. Testez sur deux ou trois vidéos portées par des volontaires, et décidez de poursuivre selon les commentaires et les prises de contact obtenues.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians
Le format GRWM (Get Ready With Me) a envahi les réseaux sociaux, des..
Depuis quelques années, les réseaux sociaux ont vu émerger un format aussi simple..