Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Les microformats sont des conventions de balisage qui ajoutent du sens à une page web en réutilisant les attributs class et rel du HTML, pour que des programmes en extraient des informations structurées.
Ils ne créent aucun attribut nouveau. Ils fixent des noms de classes, reconnaissables à leur préfixe. Un nom commençant par « h- » désigne l’objet décrit, par exemple une carte de visite ou un article. Les propriétés de cet objet sont portées par des éléments descendants, avec quatre préfixes : « p- » pour un texte simple, « u- » pour une adresse web, « dt- » pour une date ou une heure, « e- » pour un fragment de balisage complet. Toutes les propriétés sont facultatives et peuvent recevoir plusieurs valeurs. Un objet peut en contenir un autre. Un programme d’analyse, appelé analyseur, convertit le tout en données au format JSON.
La version actuelle se nomme microformats2. Ses principaux vocabulaires sont h-card, pour une personne ou une organisation, h-entry, pour un contenu daté comme un billet de blog, h-feed, pour un flux de publications, et h-event, pour un événement. Une seconde famille passe par l’attribut rel, qui qualifie la relation entre deux documents : le lien désigne l’auteur de la page, comme la balise rel=author, ou la licence sous laquelle elle est publiée.
Les microformats se distinguent des microdonnées, qui reposent sur des attributs dédiés et sur un vocabulaire externe, et du format JSON-LD, qui décrit la page dans un bloc séparé du texte. Les uns et les autres encodent une donnée structurée. Les microformats servent aussi au web social décentralisé : mentions entre sites, republication de contenus sur plusieurs plateformes. En référencement, ils relèvent du SEO technique.
La documentation MDN de Mozilla consacrée aux microformats (mise à jour en juillet 2025) affirme que les principaux moteurs de recherche les lisent. Elle ajoute que certains moteurs peuvent en tirer un affichage particulier, comme des étoiles de notation.
La documentation de Google sur les données structurées (Google Search Central, décembre 2025) liste trois formats pris en charge : JSON-LD, les microdonnées et RDFa. Les microformats n’y figurent pas.
Notre lecture : pour viser un extrait enrichi sur ce moteur, les microformats ne sont pas une voie documentée. Pour un moteur donné, la source qui fait foi est sa propre documentation, pas une page générale sur le format.
Leur intérêt se situe surtout hors des moteurs. Ils rendent une page lisible par des sites tiers, des agrégateurs et des outils de publication. Un billet balisé en h-entry peut être repris ailleurs avec son auteur et sa date. Une carte h-card permet à un autre site de reconnaître une personne ou une organisation.
Ils ont aussi un atout de sobriété. Ils ne demandent aucun attribut nouveau et restent lisibles par un intégrateur qui connaît le HTML. Leur limite est symétrique : des noms de classes sont aussi des crochets pour la mise en forme. Une refonte graphique qui renomme les classes peut effacer le balisage sans que personne le remarque.
Nous proposons deux contrôles simples. Le premier consiste à passer un échantillon de pages dans un analyseur et à comparer le résultat aux informations affichées. Le second consiste à compter les gabarits dont le balisage a disparu après une mise en production. Ces repères relèvent du pilotage, non d’une norme.
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Les microformats réutilisent les attributs class et rel du HTML, avec des noms de classes préfixés et un vocabulaire propre. Les microdonnées ajoutent des attributs dédiés, comme itemscope et itemprop, et s’appuient sur un vocabulaire externe, en général schema.org.
Conséquence pratique : les microformats servent surtout aux échanges entre sites, tandis que les microdonnées font partie des formats pris en charge par la documentation officielle sur les données structurées du principal moteur. Pour viser un affichage enrichi, vérifiez d’abord la liste des formats acceptés par le moteur visé.
Posez la classe racine sur le bloc qui contient l’objet : h-entry pour un article, h-card pour une personne ou une organisation. Ajoutez ensuite une classe préfixée sur chaque élément qui porte une propriété. Le titre reçoit p-name, le lien u-url, la date de publication dt-published, le corps du texte e-content.
Testez le résultat avec un analyseur, qui doit restituer chaque propriété. Documentez enfin ces classes dans la charte d’intégration, pour qu’aucune évolution graphique ne les supprime.
Passez la page dans un analyseur de microformats : il renvoie un fichier JSON qui liste les objets trouvés et leurs propriétés. Comparez ce résultat à ce que la page affiche. Une propriété absente ou vide signale une classe manquante ou mal placée.
Faites ce contrôle sur un échantillon de chaque gabarit, après chaque mise en production touchant à la mise en page. Si un service tiers exploite vos microformats, vérifiez aussi qu’il reprend correctement le nom de l’auteur et la date.
Le risque est d’investir dans un format qui ne déclenche pas l’affichage attendu. La documentation officielle sur les données structurées du principal moteur ne liste pas les microformats parmi les formats pris en charge.
Avant tout chantier, consultez la documentation du moteur visé pour chaque type de résultat enrichi : formats acceptés, propriétés obligatoires. Si vos pages ne portent que des microformats, ajoutez un balisage accepté, avec les mêmes valeurs, plutôt que de retirer l’existant.
Non, sauf s’ils ne servent à rien et compliquent la maintenance. Conservez-les si votre site échange des mentions avec d’autres sites ou republie ses contenus ailleurs : ces usages en dépendent.
Retirez-les si l’audit montre qu’aucun service ne les exploite et qu’ils se mêlent aux classes de mise en forme au point de gêner l’équipe. Dans les deux cas, décidez avant le développement des nouveaux gabarits et inscrivez la décision au cahier des charges.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians