Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Une page de sortie est, en web analyse, la dernière page ou le dernier écran consulté au cours d’une visite, celui sur lequel se produit la dernière interaction enregistrée avant que l’internaute quitte le site ou l’application.
L’outil de mesure ne voit pas le départ lui-même. Fermer un onglet, saisir une autre adresse ou cesser toute activité ne produit aucun signal. La sortie est donc déduite : la session de visite est close après une période d’inactivité, et la page de la dernière interaction devient la page de sortie. Chaque page cumule ainsi un nombre de sorties. Rapporté au nombre de vues de cette page, il donne son taux de sortie.
L’analyse combine trois éléments : le nombre de sorties par page, le taux de sortie et la place de la page dans le parcours de navigation. Une page de confirmation de commande est une sortie attendue. Une étape intermédiaire d’un tunnel de conversion ne l’est pas.
La notion se distingue du taux de rebond, qui ne concerne que les visites terminées sur leur page d’entrée sans interaction significative ; la définition exacte du rebond varie selon les outils. Toute visite a une page de sortie, alors que seules certaines rebondissent. Elle se distingue aussi de l’intention de sortie, qui désigne le signal repéré juste avant le départ, comme le mouvement du pointeur vers le haut de la fenêtre. Le terme sert aux équipes web, marketing et ergonomie pour repérer les pages où les parcours s’interrompent.
Chaque visite se termine quelque part. Une page très quittée est d’abord une page très vue : classer les pages par nombre de sorties tend à reproduire le classement par audience. L’indicateur ne prend son sens qu’au regard du rôle de la page. Selon nous, c’est l’erreur de lecture la plus répandue sur ce sujet.
Nous recommandons de classer les pages en deux familles avant toute analyse. Les pages terminales doivent être quittées : confirmation, coordonnées, article lu jusqu’au bout, réponse à une question pratique. Les pages de passage doivent mener plus loin : catégorie, fiche produit, panier, formulaire en plusieurs étapes. Un taux de sortie élevé n’est un signal d’alerte que sur la seconde famille.
L’aide de Google Analytics (page « Entrances and exits », consultée en 2026) définit les sorties comme le nombre de fois où le dernier événement d’une session s’est produit sur une page ou un écran. La sortie dépend donc de ce qui est mesuré. Un clic vers un site partenaire ou un téléchargement non marqués apparaissent comme une sortie ordinaire. Sur une application monopage qui n’envoie pas de page vue à chaque changement d’écran, toutes les sorties se concentrent sur une seule adresse.
Nous recommandons de valider chaque correction par une comparaison sur plusieurs semaines, ou par un test A/B si le volume de visites le permet.
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Le taux de sortie d’une page rapporte le nombre de visites qui s’y terminent au nombre de vues de cette page, quelle que soit la page d’entrée. Le rebond ne concerne que les visites terminées sur leur page d’entrée sans interaction significative, avec une définition qui varie selon l’outil.
Une page peut donc avoir un rebond faible et un taux de sortie élevé : les visiteurs y arrivent après plusieurs étapes, puis partent. Pour une page d’atterrissage de campagne, suivez d’abord le rebond. Pour une étape de formulaire, suivez le taux de sortie.
Partez de la liste des pages de passage, celles qui doivent mener à une autre étape. Extrayez pour chacune le nombre de vues, le nombre de sorties et le taux de sortie, puis triez par taux décroissant parmi les pages qui dépassent un volume minimal de vues.
Comparez ensuite chaque page à ses semblables : une fiche produit à d’autres fiches produits, une étape de formulaire aux étapes voisines. Retenez trois à cinq pages au plus pour une observation qualitative. Une liste plus longue disperse l’effort sans permettre d’agir.
Aucun seuil universel ne fait référence : un taux de sortie se juge par comparaison. Comparez la page à son propre historique, aux pages du même type sur votre site et, pour une étape de tunnel, aux étapes qui la précèdent et la suivent.
Un repère pratique, que nous proposons à titre indicatif : une page de passage dont le taux dépasse nettement celui des pages du même gabarit mérite une observation. Vérifiez aussi la stabilité dans le temps. Une hausse brutale après une mise en production signale souvent une anomalie technique plutôt qu’un changement de comportement.
La première est l’absence de marquage des actions qui font quitter le site : liens vers un partenaire, téléchargements de documents, ouverture d’une messagerie. Ces départs volontaires se confondent alors avec des abandons.
La deuxième touche les sites et applications qui changent de contenu sans recharger la page : sans vue déclarée à chaque écran, les sorties se concentrent sur une seule adresse. La troisième est l’inactivité. Un visiteur qui revient après la fin de sa session est compté comme sorti, puis comme nouvel entrant. Vérifiez ces trois points en recette avant toute conclusion.
Non. Réduire les sorties n’a de sens que sur les pages de passage, celles qui doivent conduire à une étape suivante. Sur une page de confirmation, de contact ou de réponse à une question pratique, une sortie signifie souvent que le visiteur a obtenu ce qu’il cherchait.
Avant d’agir, demandez-vous ce que le visiteur doit faire après cette page. S’il n’y a pas de réponse claire, la priorité est de définir le rôle de la page, pas d’en retenir les visiteurs. Proposez alors un prolongement utile plutôt qu’une fenêtre qui interrompt la lecture.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians