Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Une pénalité manuelle, que le moteur nomme action manuelle, est une mesure prise après l’examen d’un site par un évaluateur humain, qui fait reculer ou retire des résultats tout ou partie des pages jugées contraires aux règles anti-spam.
Le moteur détecte la plupart des abus par des systèmes automatisés. L’examen humain intervient en complément, lorsque c’est nécessaire. Quand l’évaluateur constate une infraction, il prononce une action dont la portée peut être un ensemble de pages ou le site entier. Le propriétaire en est informé dans l’outil que le moteur met à sa disposition, par un rapport dédié et un message. Les pages touchées sont moins bien classées ou n’apparaissent plus, sans signe visible pour l’internaute.
Chaque action porte sur un motif précis. Les types publiés incluent notamment les liens artificiels vers le site ou depuis le site, le contenu mince sans valeur ajoutée, le cloaking et les redirections trompeuses, le texte caché et le bourrage de mots-clés, le spam généré par les utilisateurs et les problèmes de données structurées. Pour ce dernier motif, l’action retire l’éligibilité aux résultats enrichis sans toucher au classement. La sortie passe par une demande de réexamen, une fois le problème corrigé sur toutes les pages concernées.
La pénalité manuelle se distingue de la pénalité algorithmique, appliquée automatiquement, que la documentation du moteur n’associe à aucune notification. Lorsqu’elle retire des pages des résultats, elle constitue l’un des cas de déréférencement, à distinguer du déréférencement obtenu sur demande d’une personne au titre de la protection de ses données. Le terme est employé en SEO dès qu’un site reçoit ce type de message.
Une action manuelle a un avantage paradoxal : elle est explicite. Le rapport sur les actions manuelles de Google Search Console indique le motif, la portée et des exemples de pages. Notre position : c’est une situation plus facile à traiter qu’un recul automatique, à condition de prendre le motif au pied de la lettre et de ne pas corriger « à côté ».
La notification n’arrive qu’aux comptes déclarés dans l’outil. Il arrive que seul un prestataire ou un ancien salarié y ait accès : l’entreprise découvre alors la sanction par la baisse de son trafic. Nous recommandons que l’entreprise détienne elle-même la propriété du compte, avec au moins deux personnes internes habilitées. Les éditeurs qui publient des contenus sponsorisés sont aussi concernés : le motif « liens artificiels depuis votre site » porte sur les liens sortants, par exemple des liens vendus sans attribut de qualification, que les règles anti-spam classent parmi le spam de liens.
L’aide de la Search Console fixe les règles du jeu. Corriger une partie des pages ne vaut pas un retour partiel dans les résultats. La demande de réexamen doit expliquer le problème exact, décrire les mesures prises et documenter leur résultat. La plupart des réexamens prennent quelques jours ou quelques semaines, et il ne faut pas soumettre de nouvelle demande tant qu’une demande est en cours.
Le premier indicateur est binaire : l’action est levée ou maintenue. Viennent ensuite, à titre indicatif, le délai entre la notification et la levée, le nombre de demandes nécessaires et la reprise des clics sur les pages concernées. Une levée ne garantit pas le retour aux positions antérieures, surtout si elles reposaient sur des liens artificiels.
Advalians prend le pilotage du projet sur un périmètre défini, coordonne vos ressources internes et externes et rend compte de l’avancement à la direction.
Consultez le rapport sur les actions manuelles dans l’outil du moteur pour les propriétaires de sites : s’il signale une action, la pénalité est manuelle. Le propriétaire reçoit aussi un message. Si le rapport est vide, aucune action manuelle n’est en cours.
Une baisse sans action signalée relève alors d’un autre mécanisme : pénalité algorithmique, mise à jour de classement ou problème technique. Vérifiez que les personnes chargées du site ont bien accès à l’outil et reçoivent ses messages, afin de ne manquer aucune notification.
Une bonne demande explique le problème exact, décrit les mesures prises et documente leur résultat. Elle ne se contente pas d’affirmer que le site respecte désormais les règles.
Envoyez la demande seulement quand toutes les pages concernées sont corrigées.
Comparez les clics et les impressions des pages concernées avant l’action, pendant l’action et après la levée, à périodes comparables. Suivez aussi les positions des requêtes principales de ces pages.
Ne fixez pas comme objectif le retour au niveau d’avant. Si ce niveau reposait sur des liens artificiels ou des contenus non conformes, il ne reviendra pas entièrement. Un objectif réaliste se fixe sur la tendance des trois à six mois suivant la levée, à titre indicatif. Documentez l’écart pour expliquer à la direction ce qui relève de la correction et ce qui relève de la perte définitive.
Le risque principal est un refus, qui allonge la période de sanction. Le moteur précise qu’une correction partielle ne donne pas lieu à un retour partiel dans les résultats. Une demande envoyée après un nettoyage incomplet a donc peu de chances d’aboutir.
Chaque refus coûte un nouveau délai d’examen, qui se compte le plus souvent en jours ou en semaines, parfois davantage pour les demandes liées aux liens. N’envoyez pas une seconde demande tant que la première est en cours. Avant l’envoi, faites relire l’inventaire par une personne qui n’a pas participé aux corrections, pour repérer les oublis.
En règle générale, non. Une action manuelle se lève par la correction et la demande de réexamen. Changer de domaine fait perdre l’historique, la notoriété et les liens légitimes du site, sans régler la cause.
Le changement ne s’envisage que si le domaine porte un lourd passif difficile à corriger, par exemple un domaine racheté avec un historique de spam, et si la marque peut l’absorber. Même alors, ne redirigez pas l’ancien domaine vers le nouveau sans avoir corrigé les pratiques en cause : vous transporteriez le problème. Faites valider la décision par un audit préalable.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians