Une redirection est un mécanisme web qui renvoie automatiquement le navigateur ou le robot d’un moteur de recherche d’une adresse demandée vers une autre adresse, sans que l’internaute ait à saisir la nouvelle URL.
La forme la plus courante est la redirection côté serveur. Le serveur répond par un code de statut HTTP de la famille 3xx et indique la nouvelle adresse. Les codes 301 et 308 signalent un déplacement permanent, les codes 302, 303 et 307 un déplacement temporaire. Il existe aussi des redirections côté client : la balise méta refresh, instantanée ou différée, et la redirection en JavaScript, qui dépend de l’exécution du script par le navigateur ou le robot.
Une redirection se définit par l’adresse d’origine, l’adresse de destination et son type. En référencement naturel, le type compte : une redirection permanente indique que la destination doit remplacer l’origine dans les résultats, une redirection temporaire que l’origine reste l’adresse de référence. Les usages courants sont le changement d’adresse d’une page, la fusion de contenus, le passage au protocole HTTPS, le changement de nom de domaine et la refonte de site.
La redirection se distingue de l’URL canonique, simple indication donnée au moteur qui laisse les deux pages accessibles. Elle se distingue aussi de la réécriture d’URL, qui fait correspondre une adresse lisible à une ressource du serveur sans renvoyer le visiteur ailleurs. La redirection 301 désigne sa variante permanente fondée sur le code 301.
La documentation de Google Search Central (« Redirects and Google Search », 2026) décrit l’effet de chaque type. Une redirection permanente conduit le moteur à afficher la destination dans les résultats. Une redirection temporaire laisse l’origine en place, la destination pouvant toutefois être indexée si d’autres signaux l’y conduisent. Une balise méta refresh instantanée est traitée comme permanente, une balise méta refresh différée comme temporaire. La redirection en JavaScript n’est vue que si le rendu de la page réussit : la documentation la réserve aux cas où aucune autre méthode n’est possible.
La règle pratique en découle : redirection permanente côté serveur pour tout changement définitif, temporaire seulement pour une indisponibilité de courte durée. Selon nous, une redirection temporaire laissée sur un changement définitif est l’erreur la plus répandue.
Selon la page de Google Search Central consacrée aux codes d’état HTTP (2026), les robots d’exploration de Google suivent par défaut jusqu’à 10 sauts de redirection. Le contenu de l’adresse redirigée est ignoré : seul celui de la destination finale est traité. Les codes 301 et 308 y sont présentés comme un signal fort, les codes 302 et 307 comme un signal faible. Une chaîne de redirections reste donc suivie, mais chaque saut ajoute une requête et un risque de rupture. Nous recommandons de toujours rediriger directement vers l’adresse finale.
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La redirection envoie le visiteur et le robot vers une autre adresse ; l’URL canonique est une simple indication donnée au moteur, et les deux pages restent accessibles.
Choisissez la redirection quand l’ancienne page n’a plus de raison d’être consultée : contenu déplacé, fusionné ou remplacé. Choisissez l’URL canonique quand plusieurs versions doivent rester visibles pour l’internaute, par exemple une page avec des paramètres de tri ou de suivi de campagne. En cas de doute, demandez-vous si un visiteur arrivé sur l’ancienne adresse a besoin d’y rester.
Commencez l’inventaire des anciennes adresses tôt, deux mois avant la mise en ligne à titre indicatif. Croisez plusieurs sources : sitemaps, journaux du serveur, statistiques de visite et pages qui reçoivent des liens externes.
Associez chaque ancienne adresse à la nouvelle page la plus proche dans un tableau validé par les équipes métier. Faites tester la table sur un environnement de préproduction. Vérifiez après la mise en ligne que chaque ancienne adresse renvoie un code permanent vers la bonne destination, en un seul saut.
Explorez la liste des anciennes adresses avec un outil d’exploration et contrôlez pour chacune le code renvoyé (301 ou 308 pour un changement définitif), l’adresse de destination et le nombre de sauts.
Surveillez ensuite pendant plusieurs semaines les erreurs d’exploration signalées par la console du moteur, les erreurs 404 dans les journaux du serveur et le trafic des pages clés. Une baisse durable sur une rubrique peut signaler une correspondance mal établie. Corrigez au fil de l’eau et consignez chaque modification.
Parce que chaque saut ajoute une requête, ralentit l’accès à la page et multiplie les risques de rupture. Les robots du principal moteur de recherche suivent par défaut jusqu’à 10 sauts, mais une chaîne longue complique la maintenance et peut finir en boucle.
Les chaînes naissent surtout de refontes successives, quand de nouvelles règles s’ajoutent aux anciennes sans les remplacer. Après chaque refonte, réécrivez les anciennes règles pour qu’elles pointent directement vers l’adresse finale, puis contrôlez l’absence de chaîne avec un outil d’exploration.
Pas systématiquement. Une redirection n’a de sens que si la destination répond au même besoin que la page d’origine. Rediriger vers l’accueil ou vers une rubrique sans rapport déçoit le visiteur.
Pour une page sans équivalent, nous recommandons de renvoyer un code 404 ou 410 avec une page d’erreur qui oriente vers les rubriques utiles. Conservez en revanche une redirection lorsque la page recevait des liens externes et qu’un contenu proche existe : la destination doit alors traiter le même sujet.
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