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L’erreur 404 est le code d’état du protocole HTTP par lequel un serveur indique qu’il n’a trouvé aucune ressource correspondant à l’adresse demandée, sans préciser si cette absence est temporaire ou définitive.
Ce code appartient à la classe 4xx, celle des erreurs attribuées à la requête du client. Sa signification est fixée par la spécification « HTTP Semantics » de l’IETF (RFC 9110, 2022). Il apparaît lorsqu’une page a été supprimée ou déplacée sans redirection, lorsqu’une adresse a été mal saisie ou lorsqu’un lien pointe vers une adresse erronée. Un tel lien est appelé lien brisé.
L’erreur 404 a deux composantes indépendantes. La première est le code renvoyé dans l’en-tête de la réponse, que lisent les navigateurs et les robots des moteurs de recherche, mais que le visiteur ne voit pas. La seconde est la page 404, c’est-à-dire le contenu affiché au visiteur, que l’éditeur du site peut personnaliser. Lorsqu’un site affiche une page d’erreur tout en renvoyant un code de succès, on parle d’erreur 404 logicielle, ou « soft 404 ».
Elle se distingue du code 410, qui signale une ressource retirée de façon permanente, et de la redirection 301, qui renvoie vers une nouvelle adresse définitive. Elle se distingue aussi des erreurs de la classe 5xx, qui signalent une défaillance du serveur. Le suivi des erreurs 404 fait partie de la maintenance courante d’un site, des refontes, des migrations et du contrôle des liens de campagne.
Une erreur 404 n’est pas un défaut en soi. Pour une page supprimée sans équivalent, c’est la réponse exacte. Le problème naît quand elle est involontaire : un lien interne cassé, une adresse de campagne mal saisie, une refonte qui a oublié des redirections. Nous recommandons donc de ne pas chercher à supprimer toutes les erreurs 404, mais celles qui font perdre des visiteurs ou des liens.
La documentation de Google sur les codes d’état HTTP (Google Search Central, mise à jour en février 2026) indique que les adresses qui renvoient un code 4xx ne sont pas indexées. Celles qui l’étaient déjà sont retirées de l’index, et la fréquence d’exploration diminue progressivement. Le contenu reçu avec un code 4xx est ignoré. La même documentation signale comme « soft 404 » une page qui renvoie un code de succès alors que son contenu évoque une erreur ou une page vide. La conséquence pratique est simple : une page supprimée perd son trafic de recherche, et les liens qu’elle recevait mènent à une impasse, sauf si une redirection pertinente prend le relais.
Une page d’erreur qui ne charge pas le script de mesure d’audience échappe à l’outil d’analyse. Seuls les journaux du serveur en gardent alors la trace.
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L’erreur 404 indique que la ressource est introuvable, sans dire si l’absence est temporaire ou définitive. Le code 410 indique que la ressource a été retirée de façon permanente et volontaire. Les deux appartiennent à la même classe des erreurs 4xx.
En pratique, utilisez le 410 pour un ensemble de pages supprimées volontairement et sans équivalent, comme une gamme de produits arrêtée, si votre serveur permet de le configurer simplement. Gardez la 404 dans les autres cas. Dans les deux cas, corrigez les liens internes qui pointaient vers ces pages.
Préparez le traitement avant la mise en ligne. Dressez l’inventaire des anciennes adresses à partir du plan du site, des journaux du serveur et des statistiques de visite. Associez chaque adresse à son équivalent dans le nouveau site et posez une redirection 301.
Après la mise en ligne, suivez chaque jour les nouvelles erreurs 404 pendant les premières semaines. Traitez d’abord celles qui reçoivent du trafic ou des liens externes. Les pages sans équivalent peuvent rester en 404, avec une page d’erreur qui oriente vers les rubriques principales.
Combinez trois sources. Les journaux du serveur enregistrent toutes les requêtes, y compris celles des robots et des visiteurs qui ne chargent pas le script de mesure. L’outil de suivi proposé par le moteur de recherche liste les adresses en erreur qu’il a explorées. Un logiciel d’exploration du site détecte les liens internes cassés.
Si vous utilisez un outil de mesure d’audience, marquez la page d’erreur avec un titre distinctif. Vous pourrez ainsi suivre les adresses demandées et les pages d’où viennent les visiteurs. Faites ce contrôle au moins une fois par mois.
La documentation officielle consultée décrit un effet sur la page concernée : une adresse en erreur est retirée de l’index et son trafic de recherche disparaît. Elle ne mentionne pas d’effet sur le reste du site. Les liens externes qui pointaient vers cette adresse mènent alors à une impasse.
Le vrai risque est donc la perte de pages utiles, en général après une refonte ou une migration mal préparée. Surveillez en priorité les adresses en 404 qui recevaient des visites ou des liens. Redirigez-les vers un contenu équivalent quand il existe.
Non. Redirigez une page supprimée seulement si une page équivalente répond au même besoin. Rediriger vers une page sans rapport, comme la page d’accueil, déçoit le visiteur et peut être traité par les moteurs comme une erreur déguisée.
Critère de choix : si un visiteur arrivé sur l’ancienne adresse serait satisfait par la nouvelle page, redirigez. Sinon, laissez une erreur 404 ou un code 410, avec une page d’erreur qui propose une recherche et les rubriques principales.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians
Si vous lisez ceci, c’est probablement que vous faites face à un paradoxe..