Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Un streamer Twitch est un créateur de contenu qui diffuse des vidéos en direct sur Twitch, plateforme de diffusion en direct historiquement centrée sur le jeu vidéo, et qui anime une communauté réunie autour de sa chaîne.
Le jeu vidéo reste le cœur de la plateforme, mais les chaînes couvrent aussi la discussion, la musique, la création artistique, le sport et l’animation d’événements. Chaque diffusion s’accompagne d’une messagerie instantanée. Les spectateurs y commentent, posent des questions et participent aux animations, souvent encadrées par des modérateurs.
La plateforme organise les chaînes selon des statuts qui ouvrent l’accès à la monétisation. Le statut d’affilié est accessible sous conditions d’activité et d’audience ; le statut de partenaire constitue un niveau distinct. Les revenus du streamer combinent les abonnements payants, la publicité et les partenariats avec des marques. S’y ajoutent les Bits, monnaie virtuelle que les spectateurs achètent pour encourager une chaîne.
Le streamer Twitch est une catégorie du streamer, terme qui couvre toutes les plateformes de diffusion en direct. Sa spécificité tient aux règles et aux outils propres à la plateforme. Ils conditionnent la manière de construire une collaboration. Il se distingue aussi du joueur professionnel d’e-sport, dont l’activité principale est la compétition, même si certains joueurs diffusent leurs entraînements. Le terme s’emploie en marketing d’influence, notamment par les marques proches de l’univers du jeu vidéo.
Travailler avec un streamer Twitch, c’est accepter deux cadres superposés : la loi du pays de diffusion et les règles de la plateforme. Ces règles évoluent. Nous recommandons de relire les conditions applicables au contenu de marque avant chaque campagne, et de les annexer au contrat.
Le programme d’affiliation a été lancé le 24 avril 2017, selon le blog officiel de la plateforme. Les critères annoncés à son lancement étaient modestes : au moins 50 followers, c’est-à-dire des personnes qui suivent la chaîne sans payer d’abonnement, puis, sur les 30 derniers jours, 500 minutes de diffusion, 7 jours de diffusion distincts et une moyenne d’au moins 3 spectateurs simultanés. Le même article précisait que ces critères évolueraient : vérifiez les seuils en vigueur dans le centre d’aide.
Selon nous, le statut d’affilié prouve une activité régulière, pas une audience utile pour une marque. Il sert de filtre d’entrée, jamais de critère de sélection.
Les indicateurs pertinents sont le nombre moyen de spectateurs simultanés, les heures regardées, l’activité de la messagerie pendant la séquence de la marque et les conversions traçables. Les sites tiers qui publient des classements d’audience fournissent en général des estimations : nous recommandons d’exiger les statistiques issues du tableau de bord de la chaîne. Comparez enfin la séquence de la marque au reste de la session, pour savoir si la présence de la marque retient ou fait fuir les spectateurs.
Advalians structure votre besoin dans un cahier des charges, présélectionne des agences social media adaptées et vous aide à choisir puis à contractualiser.
Il en partage le cadre juridique, pas le fonctionnement. Comme tout influenceur rémunéré, il doit signaler le caractère commercial d’une promotion. Mais sa relation avec le public repose sur des heures de direct et sur l’échange dans la messagerie, non sur des publications courtes.
Conséquence pratique : on n’évalue pas une chaîne sur son nombre de followers. On regarde les spectateurs simultanés, la durée de visionnage et la tonalité des échanges. Prévoyez aussi des briefs plus ouverts, qui laissent place à l’improvisation.
Partez de votre cible, puis repérez les catégories de contenu qu’elle regarde. Dressez une première liste à partir des classements par catégorie et des recommandations de la plateforme, puis regardez au moins deux diffusions complètes de chaque chaîne retenue.
Évaluez trois points : la cohérence entre la chaîne et votre marque, la qualité de la modération et la régularité des diffusions. Vérifiez ensuite l’historique des propos tenus à l’antenne. Une démarche de matching influenceur formalisée évite de choisir sur la seule notoriété.
Demandez les statistiques des trois derniers mois, issues du tableau de bord de la chaîne et non d’un site tiers. Les plus utiles sont le nombre moyen de spectateurs simultanés, les heures regardées, la durée moyenne de visionnage, la fréquence des diffusions et la répartition de l’audience par pays et par âge lorsque la plateforme la fournit.
Comparez ces chiffres d’une session à l’autre : une audience très irrégulière ou des pics inexpliqués méritent une question. Inscrivez dans le contrat les indicateurs qui seront communiqués après la campagne.
Le risque principal tient au direct : un propos déplacé, tenu pendant une session sponsorisée, est associé à la marque sans possibilité de correction. S’y ajoutent le défaut de mention commerciale et la présence de mineurs dans l’audience, décisive pour les produits encadrés comme les jeux d’argent.
Pour les limiter, vérifiez l’historique de la chaîne, inscrivez au contrat les sujets exclus et une clause de suspension, et convenez de la mention avant la diffusion. Désignez enfin une personne côté marque qui suit la session en direct.
Pas pour un test avec une ou deux chaînes : un contact direct suffit si vous disposez d’une personne capable de suivre les diffusions et de gérer le contrat. Une agence de marketing d’influence se justifie quand le dispositif mobilise plusieurs chaînes, plusieurs pays ou un calendrier long.
Si vous consultez des agences, demandez des références de campagnes en direct, la méthode de sélection des chaînes et les indicateurs qu’elles s’engagent à fournir. Comparez au moins trois réponses sur ces critères.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians