La densité de mot-clé est un indicateur de rédaction web qui rapporte le nombre d’occurrences d’un mot-clé ou d’une expression au nombre total de mots d’un texte, et l’exprime en pourcentage.
Le calcul est simple : on divise le nombre d’occurrences par le nombre total de mots, puis on multiplie par cent. Un texte de 400 mots qui contient huit fois le mot-clé affiche ainsi une densité de 2 %. Pour une expression de plusieurs mots, deux conventions coexistent. La première compte chaque apparition de l’expression une fois. La seconde la multiplie par son nombre de mots. Selon la convention et le périmètre retenus, deux outils donnent donc des valeurs différentes pour la même page.
La mesure dépend de trois paramètres. Le premier est le terme suivi, au singulier seul ou avec ses formes fléchies. Le deuxième est le périmètre de comptage : corps du texte uniquement, ou aussi titre, intertitres, menus et pied de page. Le troisième est le traitement des mots vides, que certains outils excluent du total.
La densité se distingue de l’occurrence de mot-clé, qui est un compte brut, et de l’analyse de densité des mots-clés, qui désigne la démarche d’examen d’une page à l’aide de cet indicateur. Une densité anormalement élevée est l’un des symptômes de la sur-optimisation. L’indicateur figure encore dans des outils d’aide à la rédaction et dans certains briefs de contenu, où il sert de repère de relecture.
Le guide de démarrage SEO de Google (mise à jour de 2025) ne fixe aucun taux de densité. Il indique que répéter les mêmes mots, même sous des variantes, lasse les lecteurs. Il ajoute que varier le vocabulaire en écrivant naturellement donne plus de chances d’apparaître dans les résultats. Le même guide précise que la longueur d’un contenu ne joue pas, à elle seule, sur le classement.
Notre lecture : la densité n’a de valeur qu’en négatif. Elle aide à repérer un excès, jamais à prouver qu’une page est bien optimisée. Une page qui traite son sujet en profondeur emploie naturellement le terme principal, ses synonymes et le vocabulaire du domaine. C’est cette couverture qu’il faut vérifier.
Les règles de Google concernant le spam définissent le bourrage de mots-clés comme le fait de remplir une page de mots-clés ou de numéros pour tenter de manipuler le classement. Elles citent notamment la répétition des mêmes mots ou expressions au point que le texte ne paraît plus naturel. Elles mentionnent aussi les blocs de texte qui énumèrent les villes et régions pour lesquelles la page cherche à se positionner. L’aide de la Search Console décrit une action manuelle combinée « texte masqué et/ou bourrage de mots-clés ». Pour la corriger, elle conseille de rechercher les listes ou paragraphes de mots répétés sans contexte, et de vérifier les balises title et le texte alternatif des images.
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Le nombre d’occurrences est un compte brut : combien de fois le terme apparaît dans le texte. La densité rapporte ce compte au nombre total de mots et l’exprime en pourcentage. Elle permet donc de comparer des textes de longueurs différentes.
Exemple : huit occurrences représentent 2 % d’un texte de 400 mots, mais moins de 1 % d’un texte de 1 000 mots. En pratique, regardez d’abord les occurrences dans les zones visibles, titre et intertitres. Une répétition à ces endroits gêne davantage le lecteur qu’une densité moyenne un peu élevée dans le corps du texte.
Divisez le nombre d’occurrences du terme par le nombre total de mots du texte, puis multipliez par cent. Avant de calculer, fixez trois règles et gardez-les pour toutes les pages comparées.
Notez la convention retenue dans le brief, pour que rédacteurs et relecteurs obtiennent le même résultat.
Aucun seuil officiel n’existe : le principal moteur de recherche ne publie aucun taux de densité à respecter ou à éviter. Le bon signal d’alerte est qualitatif. Une phrase qui sonne artificielle, une expression reprise dans chaque intertitre ou une liste de mots sans contexte posent problème, quel que soit le pourcentage.
Pour objectiver la relecture, comparez la densité d’une page à celle de vos autres pages du même type, mesurée avec la même convention. Une valeur nettement supérieure à la médiane de vos propres pages mérite une relecture humaine. Ce repère interne vaut mieux qu’un taux générique.
Oui, quand elle relève du bourrage de mots-clés, que les règles anti-spam du principal moteur de recherche interdisent. La page peut alors perdre des positions, et le site peut recevoir une action manuelle notifiée dans la console pour webmasters du moteur.
Pour corriger, recherchez les paragraphes ou listes de mots répétés sans contexte, puis vérifiez la balise titre et le texte alternatif des images. Réécrivez ces passages pour le lecteur, avec des synonymes et des formulations précises. Après une action manuelle, corrigez toutes les pages concernées avant de demander un réexamen.
Pas comme objectif. Un taux cible pousse les rédacteurs à placer des occurrences exactes au détriment de la lisibilité. Remplacez-le par une liste de sous-thèmes à couvrir, de questions auxquelles répondre et de termes du domaine à employer.
Gardez la densité comme simple contrôle de relecture, pour repérer un excès. C’est utile quand plusieurs rédacteurs travaillent pour vous, ou quand des textes anciens ont été écrits avec des consignes de répétition. Dans ce cas, mesurez les pages existantes et relisez en priorité celles qui s’écartent le plus de la médiane.
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