Encart presse

Définition et décryptage par le cabinet Advalians · Mis à jour le 19 octobre 2026

Définition : Encart presse

Un encart presse est un document publicitaire imprimé séparément, souvent sur un papier différent, puis inséré dans un journal ou un magazine en accord avec son éditeur, afin d’être distribué avec la publication à ses lecteurs.

Les dictionnaires de référence définissent l’encart comme un feuillet ou un cahier imprimé à part et inséré dans une publication. L’annonceur conçoit et fait imprimer le document, puis le livre à l’imprimeur du titre, qui l’insère lors de la fabrication. L’annonceur achète un droit d’insertion auprès de l’éditeur ou de sa régie, sur l’ensemble du tirage ou sur une partie seulement, par exemple les exemplaires destinés aux abonnés.

On distingue plusieurs modes d’insertion. L’encart jeté, ou volant, est glissé librement entre deux cahiers ou placé avec le magazine sous son film d’emballage. L’encart broché est fixé mécaniquement dans la reliure et fait corps avec la publication. L’encart collé est fixé par un point de colle sur une page, comme une carte-réponse. Les formats vont de la simple carte au dépliant ou au catalogue de plusieurs pages.

L’encart presse se distingue de l’annonce presse, imprimée dans les pages mêmes du titre, et de l’affichage presse, qui désigne l’espace acheté dans ces pages. Dans l’usage courant, le mot « encart » désigne aussi un petit espace publicitaire dans une page, qui correspond alors à une annonce. L’encart appartient à la publicité imprimée. Les annonceurs y recourent lorsque le message demande plus de place qu’une annonce, ou un support que le lecteur peut conserver ou renvoyer.

Décryptage Advalians : Encart presse

Ce que l’encart apporte par rapport à une annonce

L’encart sort de la page. Le lecteur le manipule, le détache, le conserve ou le renvoie. C’est son atout principal : il peut porter un bon de commande, une carte-réponse, un code ou un catalogue complet, ce qu’une page d’annonce ne permet pas. Il hérite aussi du lectorat du titre, que l’annonceur choisit avec précision.

Sa limite est symétrique. Un encart jeté peut tomber dès l’ouverture du magazine, et le lecteur le perçoit comme de la publicité avant de l’avoir lu. Notre position : l’encart se justifie quand le message appelle une action physique du lecteur. Il se justifie mal quand il ne fait que répéter une annonce sur un autre papier.

Mettre en œuvre un encartage

  1. Choisir les titres et la partie du tirage visée : abonnés, vente au numéro, édition particulière.
  2. Réserver auprès de la régie et formaliser l’achat par un ordre d’insertion.
  3. Obtenir la fiche technique du titre avant toute création. Les régies y fixent formats, poids, mode d’insertion, quantités et délais de livraison. Par exemple, une fiche technique publiée par la régie Uni-médias exige 50 exemplaires pour un test de faisabilité et prévoit une quantité supplémentaire de 2 % pour l’encart jeté ou broché.
  4. Faire imprimer et livrer l’encart à l’imprimeur du titre dans les délais, avec la quantité supplémentaire demandée.
  5. Contrôler l’insertion. Nous recommandons de demander un justificatif à la régie et de vérifier quelques exemplaires achetés en kiosque ou reçus par abonnement.

Mesurer le rendement

L’encart se prête bien à la mesure, car il peut porter un dispositif de réponse propre. Attribuez à chaque titre, et si possible à chaque mode d’insertion, un code de suivi, une adresse web ou un numéro distinct. Calculez ensuite le taux de remontées et le coût par réponse ou par commande.

Ce coût doit être complet : création, impression, livraison et droit d’insertion. Comparez-le à celui d’un publipostage, qui vise souvent les mêmes objectifs de recrutement. Laissez au numéro le temps de vivre avant de conclure : un mensuel reste en circulation plus longtemps qu’un quotidien.

Erreurs fréquentes

  • Concevoir l’encart avant d’avoir la fiche technique : un format ou un poids hors norme entraîne un surcoût, voire une impossibilité technique.
  • Comparer les titres sur le seul prix de l’insertion, sans compter l’impression et la livraison.
  • Utiliser le même code de réponse pour tous les titres : le rendement de chacun devient illisible.
  • Livrer en retard et risquer que le numéro parte sans l’encart.
  • Juger le dispositif sur la seule diffusion du titre, alors que seuls les exemplaires réellement encartés comptent.
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Questions fréquentes

L’annonce presse est imprimée dans les pages du titre par l’éditeur. L’encart est imprimé à part par l’annonceur, puis inséré dans la publication. Cette différence a trois conséquences : un format et un papier libres, la possibilité d’un coupon détachable ou d’une carte-réponse, et un coût qui ajoute l’impression et la livraison au droit d’insertion.

Critère de choix : si le lecteur doit manipuler, conserver ou renvoyer le message, l’encart s’impose. S’il doit seulement le voir, l’annonce suffit et coûte moins cher à produire.

Commencez par demander la fiche technique de chaque titre retenu, avant toute création. Elle fixe le format, le poids maximal, le mode d’insertion, la quantité supplémentaire et la date de livraison chez l’imprimeur.

Construisez ensuite le calendrier en remontant depuis la date de parution : livraison, impression, validation de la maquette par la régie, création. Prévoyez des exemplaires de test si la régie en demande. Conservez enfin une marge de quelques jours : un retard de livraison peut faire partir le numéro sans votre encart.

Donnez à chaque titre un code de réponse, une adresse web ou un numéro distinct. Calculez ensuite le taux de remontées : nombre de réponses divisé par le nombre d’exemplaires réellement encartés, et non par la diffusion totale du titre.

Rapportez enfin le coût complet, création, impression, livraison et insertion, au nombre de réponses puis de commandes. Comparez les titres entre eux sur ce coût par commande. Attendez la fin de la vie du numéro avant de trancher, en particulier pour un mensuel.

La plus coûteuse est de concevoir l’encart sans connaître les contraintes techniques du titre. Un format ou un poids hors norme entraîne un surcoût ou une impossibilité d’insertion. Viennent ensuite le code de réponse unique pour tous les titres, qui empêche toute comparaison, et la livraison tardive.

Sur le fond, l’erreur la plus fréquente selon nous est de réutiliser une annonce en l’imprimant sur un feuillet séparé. Un encart doit donner une raison de le garder ou de répondre : offre, échantillon de matière, bon de commande.

Choisissez l’encart lorsque vous ne disposez pas d’adresses et que le lectorat d’un titre correspond à votre cible. Le titre apporte alors la sélection que votre fichier ne peut pas fournir. Préférez le publipostage lorsque vous disposez d’adresses qualifiées et que le message doit être personnalisé.

En cas de doute, testez les deux sur une même offre, avec des codes distincts et un budget limité. Retenez le canal dont le coût par commande est le plus bas, puis réinvestissez progressivement. Un plan test formalise cette démarche.

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