Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Un internaute occasionnel est un utilisateur qui se connecte à internet, ou visite un site donné, rarement et de façon irrégulière, sans rythme de retour prévisible et avec une activité limitée à chaque passage.
Le terme appartient au vocabulaire de la mesure d’audience. Dans les études d’usages, il désigne une personne qui utilise peu internet. En web analyse, il désigne un visiteur qui fréquente peu un site ou une application précis, même s’il passe beaucoup de temps en ligne ailleurs. Cette seconde lecture est celle du pilotage marketing.
Le statut d’occasionnel se déduit de la fréquence et de l’espacement des visites sur une période donnée. Il recouvre deux profils. Le premier est le visiteur d’un jour, venu une fois depuis un moteur de recherche, un lien partagé ou une publicité. Le second revient, mais à des intervalles longs et variables, par exemple à l’approche d’un achat saisonnier. Aucun seuil n’est normalisé : chaque organisation définit ce qu’est une visite rare au regard du rythme d’usage de son offre.
L’internaute occasionnel se situe au bas d’une échelle de fréquence qui comprend aussi l’internaute régulier, au rythme stable, et l’internaute assidu, qui revient souvent et reste actif. Il se distingue du nouveau visiteur, qui est simplement inconnu à la date de sa visite : un occasionnel a parfois déjà visité le site. Les équipes d’acquisition, de contenu et d’ergonomie mobilisent la notion pour dimensionner leurs actions de conquête et adapter les parcours d’entrée.
Les occasionnels pèsent peu dans le nombre de sessions, car chacun en ouvre peu. Ils pèsent beaucoup plus dans le nombre d’utilisateurs. Selon l’unité choisie, la même audience paraît donc fidèle ou volatile. Nous recommandons de présenter les deux lectures côte à côte dans les tableaux de bord : sessions pour l’usage, utilisateurs pour la portée.
Pour un site d’achat rare ou saisonnier, l’occasionnel n’est pas un problème à corriger. C’est le comportement normal du client. L’enjeu est alors de rendre chaque visite autonome et efficace, pas de multiplier les retours.
La documentation d’Analytics de Google distingue les nouveaux utilisateurs, comptés à leur premier événement de visite, et les utilisateurs connus, qui ont déjà ouvert au moins une session (aide « Understand user metrics », 2026). Cette distinction ne suffit pas à isoler les occasionnels, car un utilisateur connu peut venir rarement. Leur part se lit plutôt dans la distribution du nombre de visites par utilisateur sur une période fixe. Une analyse des cohortes indique ensuite combien d’entre eux reviennent après un mois ou un trimestre.
Cette mesure surestime les occasionnels. Un même individu qui efface ses cookies, refuse le dépôt de traceurs ou change d’appareil apparaît comme plusieurs visiteurs uniques distincts. Pour exempter un outil de mesure d’audience du consentement, la CNIL demande en outre de limiter la durée de vie des traceurs, par exemple à treize mois (fiche « Cookies : solutions pour les outils de mesure d’audience », 2025). Un client qui revient une fois par an peut donc être compté comme nouveau. Il faut lire le chiffre comme un ordre de grandeur, pas comme un comptage exact de personnes.
Advalians vous aide à cadrer vos objectifs d’acquisition, à prioriser les canaux et à bâtir un plan d’action partagé avec vos équipes marketing.
Non. Le nouveau visiteur est défini par une date : il n’était pas connu de l’outil de mesure avant sa visite. L’internaute occasionnel est défini par une fréquence : il vient rarement, qu’il soit nouveau ou non.
Un client qui revient deux fois par an est occasionnel sans être nouveau. À l’inverse, un nouveau visiteur peut devenir assidu dès le mois suivant. Pour distinguer les deux, comptez le nombre de visites par utilisateur sur une période longue, par exemple six mois, au lieu de vous fier au seul indicateur de nouveaux utilisateurs.
Rendez chaque page d’entrée compréhensible sans contexte. Vérifiez sur les vingt pages qui reçoivent le plus d’entrées que le visiteur sait où il est, ce que propose le site et quelle est l’action suivante.
Supprimez le vocabulaire maison. Proposez un moyen simple de revenir : alerte, sauvegarde d’une sélection, inscription à une lettre d’information. Testez enfin le parcours avec des personnes qui ne connaissent pas le site, car les équipes internes ne voient plus ces obstacles.
Répartissez les utilisateurs selon leur nombre de visites sur une période fixe, par exemple quatre-vingt-dix jours. La tranche d’une ou deux visites donne une estimation de la part d’occasionnels.
Lisez ce chiffre comme une borne haute. Les refus de consentement, les effacements de traceurs et l’usage de plusieurs appareils fractionnent une même personne en plusieurs utilisateurs. Si vos visiteurs se connectent à un compte, comparez avec la mesure sur les comptes : l’écart entre les deux donne l’ampleur de cette surestimation.
L’erreur la plus courante consiste à vouloir les faire revenir à tout prix. Pour un besoin ponctuel, comme un déménagement ou un achat d’équipement, un retour fréquent n’a pas de sens.
Les relances répétées coûtent alors du budget et dégradent l’image de la marque. Avant de lancer une action de reconquête, vérifiez le cycle d’achat réel de votre offre. Si le délai habituel entre deux achats se compte en années, investissez plutôt dans la qualité de la visite unique et dans la mémorisation de la marque.
Seulement si votre offre crée une raison de revenir. Un média, un service en ligne ou une boutique à achats fréquents ont intérêt à faire évoluer une partie des occasionnels vers un rythme d’internaute régulier.
Fixez alors un objectif mesurable : part des occasionnels d’une cohorte qui reviennent au moins trois fois dans les quatre-vingt-dix jours suivants. Si l’achat est rare par nature, renoncez à cet objectif. Concentrez-vous sur la conversion lors de la visite et sur la recommandation.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians