Glossaire ·

GACP

Définition et décryptage par le cabinet Advalians · Mis à jour le 21 octobre 2026

Définition : GACP

GACP, sigle de « Analytics Certified Partner » précédé de l’initiale du nom de l’éditeur, désigne un programme de partenaires certifiés, remplacé en 2018, où l’éditeur d’un outil de mesure d’audience reconnaissait les sociétés prestataires qualifiées pour le déployer.

Il désignait un statut accordé à une entreprise, et non à une personne. Le statut servait de signal de compétence auprès des annonceurs qui cherchaient un prestataire.

En juin 2018, ce programme a été remplacé par un programme plus large, consacré à l’ensemble de la plateforme marketing du même éditeur. Les sociétés certifiées y assurent le conseil, la formation, la mise en œuvre et le support technique. Ce programme distingue trois niveaux : les personnes certifiées sur un ou plusieurs produits, les sociétés certifiées et les partenaires commerciaux, qui revendent aussi les produits de l’éditeur. Le sigle GACP subsiste pourtant dans des présentations commerciales, des profils professionnels et des cahiers des charges anciens.

Le statut de partenaire se distingue de la certification GAIQ, qui atteste les connaissances d’une personne sur l’outil. Il se distingue aussi de la certification d’audience Internet, qui fait contrôler par un tiers les chiffres de fréquentation d’un éditeur de site. Le terme relève du web analytics et du choix de prestataires, notamment lors d’une consultation d’agences.

Décryptage Advalians : GACP

Un label disparu, encore présent dans les argumentaires

Le blog officiel de Google a annoncé le 28 juin 2018 le programme Google Marketing Platform Partners. Il le présente comme plus qu’un remplacement des programmes existants, qu’il nomme : Google Analytics Certified Partners et DoubleClick Certified Marketing Partners. Une société qui se dit encore « GACP » fait donc référence à un statut antérieur à 2018. Cela ne dit rien de sa situation actuelle vis-à-vis de Google Analytics.

L’aide en ligne de Google Analytics indique que les personnes qui cherchent un partenaire peuvent consulter la galerie des partenaires. C’est la seule vérification qui compte : un logo sur un site ou une mention dans une réponse à consultation ne prouve rien.

Ce que le statut atteste, et ce qu’il n’atteste pas

Selon l’annonce de 2018, les sociétés certifiées doivent compter des personnes certifiées sur un ou plusieurs produits, une expérience pratique et sectorielle, et des références clients solides. Les partenaires commerciaux répondent aux mêmes exigences et vendent aussi les produits de l’éditeur.

Le statut atteste donc une maîtrise technique de l’outil. Il n’atteste pas la qualité d’un plan de marquage, la compréhension de votre modèle économique ni la conformité de vos traceurs au RGPD. Les certifications portent en outre sur des produits précis : vérifiez lesquels sont couverts, pas seulement le nom du programme. Notre avis : un partenaire qui revend les licences a un intérêt commercial au choix de l’outil. Cela ne le disqualifie pas, mais cela doit être connu avant de lui confier un arbitrage entre solutions.

Utiliser le label dans une sélection de prestataire

  1. Vérifier le statut actuel dans la galerie des partenaires, et non sur le site du candidat.
  2. Demander les noms des personnes certifiées qui travailleront réellement sur le dossier, et les produits concernés.
  3. Exiger des références comparables : même taille de site, même secteur, même niveau de maturité.
  4. Tester sur un cas réel. Un court audit de web analytics de votre dispositif montre mieux la méthode qu’une présentation.
  5. Clarifier la propriété des comptes : l’annonceur doit rester administrateur de ses propriétés de mesure.

Erreurs fréquentes

  • Confondre la certification d’une personne avec le statut d’une société.
  • Prendre un label ancien pour un statut en vigueur.
  • Faire du label un critère éliminatoire, au risque d’écarter des prestataires compétents qui n’ont pas demandé le statut.
  • Laisser le prestataire créer les comptes à son nom.
  • Reprendre le sigle GACP comme critère dans un cahier des charges récent : il renvoie à un programme qui n’existe plus.
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Questions fréquentes

Le statut de partenaire est accordé à une société. La certification individuelle, comme la certification GAIQ, atteste les connaissances d’une personne sur un produit. Une société peut employer des personnes certifiées sans être partenaire, et un partenaire peut affecter à votre dossier des personnes qui ne le sont pas.

Dans une consultation, demandez les deux informations séparément : le statut de la société et la liste nominative des intervenants certifiés, avec les produits concernés et la date de leur certification.

Consultez l’annuaire officiel des partenaires publié par l’éditeur de l’outil, et non le site du prestataire. Recherchez la société par son nom exact et vérifiez le pays, les produits couverts et le niveau de partenariat.

Si le prestataire n’y figure pas, demandez-lui une explication écrite. Un ancien statut, une filiale ou un changement de nom peuvent l’expliquer. Une mention du sigle GACP renvoie à un programme remplacé en 2018 : elle n’a plus de valeur de preuve.

Jugez sur un exercice, pas sur un label. Confiez aux candidats retenus le même cas : critique de votre dispositif actuel ou proposition de plan de marquage pour un parcours précis. Notez la qualité du diagnostic, la clarté des priorités et la prise en compte du consentement.

Complétez par deux appels de références auprès de clients comparables. Demandez-leur ce qui a été livré, dans quels délais, et qui a réellement fait le travail.

Le principal risque est de confondre maîtrise d’un outil et capacité de conseil. Un partenaire maîtrise la configuration, mais pas forcément vos enjeux de mesure, votre organisation ni vos obligations en matière de traceurs.

Second risque : le conflit d’intérêts lorsque le partenaire revend aussi les licences. Avant tout arbitrage entre solutions, demandez-lui de déclarer ses liens commerciaux. Prévoyez enfin au contrat que les comptes de mesure restent la propriété de l’annonceur.

Exigez-le surtout pour les projets lourds sur les versions payantes de l’outil, où une expérience certifiée du produit concerné réduit le risque de déploiement. Pour un déploiement standard, un tel statut est un critère parmi d’autres, non une condition.

Renoncez à cette exigence si elle réduit trop la concurrence ou si vous cherchez d’abord un regard indépendant sur le choix de l’outil. Dans ce cas, pondérez plutôt la méthode, les références et la composition de l’équipe.

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