Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Une journée presse est un événement de relations presse au cours duquel une organisation reçoit des journalistes, et parfois des créateurs de contenu, pour leur présenter une actualité et la leur faire découvrir sur place, par la démonstration et l’échange.
L’information ne passe pas d’abord par un texte. Elle passe par l’essai d’un produit, la visite d’un site, la présentation d’une collection ou l’entretien avec des porte-parole. La journée se tient au siège, sur un site de production, dans un lieu de présentation ou dans un lieu loué. Elle prend deux formes principales : un accueil continu, où chaque journaliste vient à l’heure qui lui convient, ou un programme collectif avec présentation, ateliers et repas.
Une journée presse comprend en général une liste d’invités ciblée, une invitation et des relances, des porte-parole préparés, des démonstrations, un kit presse remis sur place ou en ligne, et un suivi après l’événement. Elle vise des retombées presse, mais aussi la qualité de la relation avec les journalistes qui suivent le secteur.
Elle se distingue de la conférence de presse, réunion à heure fixe où une annonce est faite devant les journalistes, suivie de questions. Elle se distingue aussi du meet-up influenceur, rencontre conçue pour des créateurs de contenu, et de l’envoi presse, qui fait parvenir un produit sans rencontre. On l’emploie surtout pour des lancements, des présentations saisonnières et des ouvertures de sites.
Se déplacer coûte souvent plusieurs heures à un journaliste. Une journée presse ne se justifie que s’il obtient sur place ce qu’il n’obtiendrait pas par courriel : essayer, voir, comprendre un procédé, interroger un dirigeant. Si l’actualité tient dans un texte et trois visuels, un communiqué de presse suffit. Nous recommandons d’écrire en une phrase la valeur ajoutée de la présence physique avant toute réservation de lieu.
Le guide de bonne conduite sur l’influence commerciale du ministère de l’Économie (janvier 2026) traite le cas d’un créateur invité à un événement de marque. Si l’invitation, qu’il peut décliner, n’est accompagnée d’aucune demande de publication, il ne fait probablement pas d’influence commerciale. Le guide lui recommande toutefois de dire à son public qu’il s’agit d’une invitation. En revanche, dès qu’il a bénéficié d’une contrepartie, comme des produits remis ou un voyage, et que sa publication promeut le produit, il doit en signaler le caractère commercial.
Nous recommandons de préciser par écrit, dans l’invitation, si une publication est attendue ou non. Cette clarté protège la marque comme l’invité.
Suivez le taux de présence par rapport aux confirmations, la part des journalistes prioritaires venus, puis les retombées à un et trois mois, à titre indicatif. Jugez la qualité plus que le nombre : message clé repris, porte-parole cité, visuel fourni utilisé. Une journée presse produit aussi des effets différés, comme une demande d’entretien des semaines plus tard. Notez-les, sinon la couverture presse attribuée à l’événement sera sous-estimée.
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La conférence de presse réunit les journalistes à heure fixe pour une annonce, suivie de questions. La journée presse leur fait découvrir une actualité sur place, souvent en accueil continu, par la démonstration et l’échange individuel.
Critère de choix : si l’information est une annonce que tous doivent recevoir au même moment, comme des résultats ou une nomination, choisissez la conférence. Si elle doit être vue, essayée ou expliquée en tête-à-tête, choisissez la journée presse.
Commencez par la valeur ajoutée de la présence physique : ce que le journaliste verra ou essaiera sur place. Choisissez ensuite le format, accueil continu ou programme collectif, puis la date et le lieu.
Envoyez l’invitation à une liste ciblée, à titre indicatif trois à quatre semaines avant, et relancez une semaine avant. Préparez les porte-parole et le kit presse. Le jour même, envoyez les éléments aux absents. Dans les jours qui suivent, répondez aux demandes et proposez des entretiens complémentaires.
Mesurez la présence, puis les retombées et leur qualité. Comparez les présents aux confirmations et vérifiez la part des journalistes prioritaires venus.
Relevez ensuite les retombées à un et trois mois, à titre indicatif, en notant pour chacune si le message clé est repris, si un porte-parole est cité et si un visuel fourni est utilisé. Comptez aussi les demandes ultérieures d’entretien ou d’information. Comparez enfin le coût total de la journée aux retombées qualifiées obtenues, pour décider de reconduire ou non le format.
Le principal risque est l’ambiguïté sur les publications attendues. Si un créateur reçoit des produits ou un voyage et publie pour les promouvoir, il doit signaler le caractère commercial du contenu. Sans contrepartie ni demande de publication, le guide ministériel de 2026 recommande seulement d’indiquer qu’il s’agit d’une invitation.
Écrivez donc dans l’invitation si une publication est attendue. Prévoyez des messages distincts pour les journalistes et pour les créateurs. Ne demandez jamais à un journaliste un contenu en échange de son invitation.
Organisez une journée presse quand la présence apporte une information impossible à transmettre à distance : essai, visite, démonstration complexe, rencontre d’un dirigeant rare. Contentez-vous d’un envoi quand le produit se comprend seul et que la documentation suffit.
Renoncez aussi à la journée si votre cible compte peu de journalistes disponibles dans la zone, ou si le calendrier du secteur est déjà chargé. Un entretien individuel à distance, préparé avec soin, rapporte alors souvent davantage qu’une salle à moitié vide.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians