La couverture presse désigne la visibilité qu’une entreprise, un produit, un événement ou une personne obtient dans les titres de presse, imprimés ou numériques, tels que les journaux, les magazines ou les revues spécialisées.
Elle prend la forme d’articles, de brèves, d’interviews, de portraits, de critiques ou de citations dans un dossier. Elle est obtenue sans achat d’espace : un journaliste ou une rédaction décide de traiter le sujet. Elle est le plus souvent le fruit d’un travail de relations presse, conduit en interne par un attaché de presse ou confié à une agence. Ce travail s’appuie sur un communiqué, un dossier de presse, des rencontres ou des invitations.
Elle se décrit par la liste des articles parus, souvent rassemblés dans une revue de presse, et par la diffusion et l’audience des titres concernés. Elle se décrit aussi par la tonalité des articles, la place donnée à l’organisation dans chacun et la reprise de ses messages. En France, l’ACPM, organisation interprofessionnelle, contrôle et certifie la diffusion de la presse et en mesure l’audience.
La couverture presse est une partie de la couverture médiatique, qui inclut aussi l’audiovisuel, les sites d’information et les réseaux sociaux. Les retombées presse désignent chacun des articles obtenus, la couverture presse leur ensemble. Elle se distingue enfin de la publicité dans la presse, achetée par l’annonceur. Le terme s’emploie dans les bilans de relations presse, les rapports d’agence et la veille presse.
Un article de presse reste consultable et peut être cité, archivé et repris. Dans les marchés professionnels, la presse spécialisée est lue par des acheteurs, des prescripteurs et des journalistes d’autres médias. À notre sens, une couverture dans les deux ou trois titres de référence d’un secteur vaut davantage qu’une présence dispersée dans des titres sans lien avec vos clients. L’enjeu pour l’entreprise est donc de choisir ses titres avant de chercher du volume.
Nous recommandons d’appliquer à chaque article la grille décrite dans la fiche couverture médiatique, en y ajoutant un critère propre à la presse : l’organisation est-elle le sujet principal ou une simple mention ? La diffusion certifiée et l’audience publiées par l’ACPM permettent de pondérer les titres entre eux. L’équivalent publicitaire est à proscrire : l’AMEC, association internationale de la mesure en communication, recommande de ne pas l’utiliser dans ses Principes de Barcelone 3.0 (2020).
Nous recommandons d’établir le bilan en deux temps. À chaud, on recense et on qualifie les articles. Quelques semaines plus tard, on observe les reprises par d’autres médias, les sollicitations de journalistes et les effets mesurables : demandes entrantes, visites du site, recherches sur le nom de la marque.
La diffusion interne des articles obéit au droit d’auteur. Le Centre français d’exploitation du droit de copie, organisme de gestion collective, indique que rediffuser des articles de presse dans une entreprise sans autorisation est illégal. Il cite les articles L. 111-1 et L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle et délivre des licences pour les panoramas de presse.
Advalians va chercher pour vous les agences de relations presse adaptées à votre secteur, les rencontre, les vérifie et les compare sur les mêmes critères.
Advalians, cabinet de conseil indépendant en marketing et communication, vous aide à clarifier vos choix et à décider.
Les retombées presse sont les articles obtenus, pris un par un. La couverture presse désigne leur ensemble et la visibilité qu’il procure à l’organisation sur une période ou pour une opération.
En pratique, on compte et on qualifie les retombées, puis on synthétise la couverture : titres atteints, part des titres prioritaires, tonalité dominante, messages repris. Présentez les deux niveaux dans un bilan. La liste des retombées sert de preuve, la synthèse de couverture sert à décider de la suite.
Calez l’opération sur le rythme des rédactions visées, avant de rédiger quoi que ce soit. Un mensuel prépare ses sujets bien plus tôt qu’un quotidien.
Fixez le nombre d’articles visés dans les titres prioritaires.
Évaluez chaque article sur quatre critères, puis agrégez. Le titre fait-il partie de vos priorités ? L’organisation est-elle le sujet principal ou une simple mention ? Le message clé est-il repris ? La tonalité est-elle favorable, neutre ou défavorable ?
Pondérez ensuite par la diffusion ou l’audience certifiée du titre. Un bon résultat se lit dans la part d’articles prioritaires, favorables et porteurs du message, pas dans le total. Appliquez les mêmes critères à chaque opération pour mesurer la progression.
Non. Un article reste une œuvre protégée par le droit d’auteur, même s’il parle de votre entreprise. Le copier ou le rediffuser en interne, par courriel, intranet ou panorama de presse, suppose une autorisation des ayants droit.
Deux solutions existent : souscrire une licence auprès de l’organisme de gestion collective compétent ou obtenir l’accord de l’éditeur. À défaut, diffusez le titre de l’article, le nom du journal et un lien vers la page d’origine. Vérifiez aussi les conditions prévues par votre prestataire de veille.
Confiez-la à une agence de relations presse lorsque vous avez des actualités régulières, des cibles de médias variées et peu de temps en interne. L’agence apporte sa connaissance des rédactions et sa capacité d’exécution.
Gardez-la en interne si vos sujets sont rares, très techniques ou si un dirigeant entretient déjà des relations suivies avec quelques journalistes clés. Dans les deux cas, fixez des objectifs en articles qualifiés dans des titres prioritaires, pas en volume, et prévoyez un bilan à six mois.
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