Le glossaire Advalians

Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.

Cookie tiers

Définition Cookie tiers :

Un cookie tiers est un petit fichier déposé dans le navigateur d’un internaute par un domaine différent de celui du site qu’il consulte, pour le reconnaître lors de ses passages sur d’autres sites.

Le mécanisme repose sur les contenus qu’une page charge depuis un autre domaine : espace publicitaire, bouton de partage, vidéo intégrée, outil de mesure ou pixel tag. Chaque fois que le navigateur appelle ce domaine, il lui renvoie le cookie associé. Un tiers présent sur de nombreux sites peut ainsi relier les visites d’un même navigateur et reconstituer une partie de son parcours. La CNIL résume cette logique : ces cookies servent majoritairement à permettre au tiers de voir quelles pages ont été visitées.

Ses usages principaux sont le ciblage publicitaire fondé sur la navigation, le reciblage, la limitation du nombre d’expositions à une même annonce, la mesure des campagnes et l’attribution des conversions. Certains servent aussi à des fonctions techniques, comme l’authentification unique sur plusieurs sites.

Le cookie tiers se distingue du cookie interne, déposé par le domaine du site visité et lisible par lui seul. Cette distinction est technique : elle ne dit pas, à elle seule, si le consentement de l’internaute est requis, ce qui dépend de la finalité du traceur. Il se distingue aussi du tracking par empreinte digitale, qui reconnaît un appareil à ses caractéristiques techniques sans rien y déposer. En marketing digital, il a longtemps porté l’essentiel du ciblage et de la mesure publicitaire hors du site de l’annonceur. Plusieurs navigateurs en limitent désormais l’usage par défaut.

Décryptage Advalians Cookie tiers :

Un signal qui ne vous appartient pas et qui s’amenuise

Les données issues d’un cookie tiers appartiennent au tiers qui le dépose, pas à l’annonceur. Elles dépendent en outre de choix techniques pris ailleurs. Dès 2021, la CNIL relevait dans son article « Alternatives aux cookies tiers » que Safari et Firefox limitaient déjà ces cookies par défaut. Chrome avait annoncé leur abandon. Puis, le 22 avril 2025, l’équipe Privacy Sandbox de Google a indiqué qu’elle ne déploierait pas de nouvelle invite dédiée aux cookies tiers et que l’utilisateur garderait son choix dans les paramètres du navigateur.

Notre lecture : l’abandon annoncé n’a pas eu lieu, mais le signal est déjà partiel. Nous recommandons de raisonner sur la part réelle d’audience où il fonctionne encore, plutôt que sur un calendrier d’annonces.

Cadre réglementaire

En France, l’article 82 de la loi Informatique et Libertés impose le consentement préalable aux traceurs, sauf exemption. La CNIL précise que le refus doit être aussi simple que l’acceptation et que le consentement peut être retiré à tout moment. Les cookies tiers publicitaires relèvent de ce régime. Dans son article de 2021, la CNIL ajoute que le profilage et la publicité ciblée requièrent le consentement préalable quelle que soit la technique de remplacement utilisée, prise d’empreinte ou identifiants uniques, qu’il y ait ou non traitement de données personnelles. La CMP sert à recueillir et à conserver ces choix.

Mesurer sa dépendance

Trois indicateurs permettent d’évaluer l’exposition d’un dispositif. Ce sont des repères que nous proposons, non des normes.

  • La part des conversions attribuées par des outils qui reposent sur un cookie tiers, comparée aux ventes enregistrées dans vos propres systèmes.
  • Le taux de consentement aux finalités publicitaires, suivi par type de navigateur et d’appareil.
  • Le nombre de tags tiers actifs sur le site, recensés lors d’un audit de web analytics, et leur utilité réelle.

La réponse durable passe par les first party data : données collectées directement auprès des clients, avec leur accord, et rattachées à une relation identifiée. Les third party data achetées à des tiers posent la même question de dépendance.

Erreurs fréquentes

  • Croire qu’un cookie interne échappe au consentement. Sa finalité décide, pas son domaine.
  • Remplacer le cookie tiers par une prise d’empreinte en pensant contourner la bannière de consentement.
  • Lire une baisse des conversions mesurées comme une baisse des ventes. Souvent, seule la mesure a reculé.
  • Conserver des balises publicitaires d’anciennes campagnes, qui continuent de déposer des cookies sans servir.
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Préparer votre stratégie d’acquisition à un ciblage par navigation qui s’érode

Advalians évalue vos dispositifs d’acquisition et de mesure, repère leurs points de fragilité et construit avec vous une feuille de route priorisée.

Le critère est le domaine qui dépose le cookie. Un cookie interne est déposé par le site que vous consultez et lu par lui seul. Un cookie tiers est déposé par un autre domaine, appelé par la page, et peut être relu sur tous les sites où ce domaine est présent.

Ce critère ne tranche pas la question du consentement. Un cookie interne publicitaire y est soumis. Un cookie tiers d’authentification peut en être exempté. Classez donc chaque traceur selon sa finalité, puis selon son domaine.

Partez de l’inventaire des balises, puis vérifiez sur le site lui-même. Ouvrez les principales pages dans un navigateur sans historique, avant tout consentement, puis après acceptation, et relevez les domaines qui déposent des cookies.

Rapprochez la liste obtenue de la configuration de votre CMP et du contenu de votre gestionnaire de balises. Pour chaque cookie, notez le tiers, la finalité et le responsable interne. Supprimez les balises sans responsable. Répétez l’exercice à chaque refonte ou nouvelle campagne.

Comparez ce que les plateformes publicitaires déclarent à ce que vos propres systèmes enregistrent. Si une part importante des conversions n’apparaît que dans les outils qui reposent sur un cookie tiers, votre pilotage en dépend.

Suivez aussi le taux de consentement publicitaire par navigateur. Un écart marqué entre navigateurs révèle la part d’audience déjà invisible. Testez enfin une campagne fondée sur le contexte de la page ou sur vos propres données, et comparez ses résultats sur une même période.

Non, dès lors que l’identifiant sert au profilage ou à la publicité ciblée. Selon la CNIL, ces opérations requièrent le consentement préalable de l’internaute quelle que soit la technique : prise d’empreinte, identifiant unique fondé sur une donnée hachée ou ciblage par cohortes, et qu’il y ait ou non traitement de données personnelles.

Avant d’adopter une solution, demandez au fournisseur sur quelle base légale repose le suivi et comment le refus est respecté. Faites valider la réponse par votre délégué à la protection des données.

Oui, mais pas au point d’en dépendre. Ces campagnes restent exploitables sur la part d’audience qui accepte les cookies et dont le navigateur les accepte.

Limitez-leur une part du budget que vous pouvez perdre sans désorganiser vos ventes. Renforcez en parallèle la collecte de first party data et le ciblage contextuel. Renoncez-y pour les objectifs que vous devez mesurer précisément, comme le coût d’acquisition d’un client, si vos propres systèmes ne permettent pas de vérifier les chiffres.

Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians

28/02/2024
21/10/2026

Pour aller plus loin :