Le terme DoFollow désigne, dans le jargon du référencement, un lien hypertexte dépourvu de toute qualification restrictive, que les moteurs de recherche peuvent suivre et prendre en compte pour évaluer la page de destination.
Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas un attribut. Le langage HTML permet de qualifier un lien par l’attribut rel, et le principal moteur de recherche documente trois valeurs pour les liens sortants. La valeur sponsored signale une publicité ou un placement payé. La valeur ugc signale un lien publié dans un contenu généré par l’utilisateur, comme un commentaire ou un message de forum. La valeur nofollow, décrite dans la fiche attribut nofollow, couvre les autres cas où l’éditeur ne souhaite pas être associé à la page liée. Un lien « dofollow » est simplement un lien qui ne porte aucune de ces valeurs. Aucune valeur « dofollow » n’est à ajouter dans le code.
Un lien suivi comporte une balise de lien, une adresse de destination et une ancre, le texte cliquable. Les moteurs peuvent le prendre en compte dans le calcul de la popularité d’une page, dont le PageRank est le modèle historique. Être suivi rend le lien éligible à ce calcul. Cela ne garantit ni son poids ni son effet sur le classement.
Un backlink peut être suivi ou qualifié : les deux notions se croisent sans se confondre. Le terme s’emploie surtout en netlinking, lors de l’achat ou de l’échange de liens, et dans l’audit d’un profil de liens entrants, où l’on mesure la part des liens suivis.
La documentation de Google sur la qualification des liens sortants (mise à jour en 2025) ne mentionne pas de valeur dofollow. Elle indique qu’un lien ordinaire, que le moteur peut explorer sans réserve, n’a besoin d’aucun attribut rel. Elle précise que les valeurs peuvent se combiner, séparées par une espace ou une virgule. Pour les liens internes, elle recommande une règle disallow dans le fichier robots.txt plutôt que nofollow, si l’on veut éviter l’exploration d’une page de son propre site.
Notre lecture : parler de liens « dofollow » entretient l’idée qu’un lien suivi serait un produit à acheter. Le vocabulaire influence les pratiques. Mieux vaut parler de lien éditorial ou de lien qualifié selon sa nature.
Les règles de Google concernant le spam qualifient de spam de liens la création de liens destinée principalement à manipuler le classement. Elles citent l’achat ou la vente de liens à cette fin, les échanges de liens excessifs et les publireportages payés dont les liens transmettent un crédit de classement. Elles admettent l’achat et la vente de liens, à condition qu’ils soient qualifiés par nofollow ou sponsored. Exiger un lien par contrat, sans laisser à l’éditeur le choix de le qualifier, figure aussi parmi les exemples. La question n’est donc pas « suivi ou non », mais « obtenu comment ».
Dans un audit, la part de liens suivis décrit un profil, elle ne le juge pas. Nous déconseillons de viser un ratio entre liens suivis et qualifiés : aucune documentation officielle n’en fixe. Les indicateurs utiles sont la pertinence thématique des sites qui lient, la diversité des domaines référents et le caractère naturel des ancres.
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Un lien dit dofollow ne porte aucune qualification : les moteurs peuvent le suivre et l’utiliser pour évaluer la page de destination. Un lien nofollow porte la valeur nofollow dans son attribut rel. Il signale que l’éditeur ne souhaite pas être associé à la page liée, et le moteur ne le suit généralement pas.
Point pratique : nofollow n’est pas la seule qualification. Pour un lien payé, la valeur recommandée est sponsored. Pour un commentaire ou un message de forum, c’est ugc. Choisissez la valeur selon la nature du lien, et non selon l’effet espéré.
Retirez simplement la valeur nofollow, sponsored ou ugc de l’attribut rel du lien. N’ajoutez pas de valeur dofollow : elle ne figure pas parmi les valeurs documentées par le principal moteur de recherche.
Vérifiez ensuite trois points. Le gestionnaire de contenu ou une extension ajoute-t-il une qualification automatique aux liens sortants ? Le lien est-il éditorial, sans contrepartie ? Si le lien résulte d’un paiement ou d’un échange de produit, il doit rester qualifié, de préférence en sponsored, nofollow restant admis. Retirer cette qualification exposerait le site aux règles anti-spam du principal moteur de recherche.
Inspectez le code source de la page et repérez l’attribut rel de la balise du lien. S’il est absent, ou s’il ne contient ni nofollow, ni sponsored, ni ugc, le lien est suivi.
Pour un audit à grande échelle, utilisez l’export d’un outil d’exploration, qui liste chaque lien avec son attribut. Sur votre propre profil de backlinks, croisez cette information avec la pertinence du site d’origine. Gardez en tête qu’un lien suivi n’est pas forcément pris en compte : le moteur reste libre d’ignorer un lien qu’il juge artificiel.
Non. Un lien acheté pour influencer le classement et laissé sans qualification relève du spam de liens selon les règles du principal moteur de recherche. Le site acheteur comme le site vendeur s’exposent à une perte de visibilité ou à une action manuelle.
Un partenariat payé reste possible. Le lien doit alors porter la valeur sponsored, ou à défaut nofollow. Dans un contrat de netlinking ou de publication sponsorisée, écrivez cette exigence noir sur blanc. Refusez toute offre qui vend la mention « dofollow » comme un avantage : c’est un signal d’alerte, pas une garantie.
Laissez suivi un lien que vous placez librement parce qu’il sert votre lecteur : une source, une étude, une ressource de référence. Qualifiez-le dès qu’une contrepartie existe ou que vous ne contrôlez pas son contenu.
Pour vos liens internes, ne qualifiez pas : utilisez plutôt les directives d’exploration du fichier robots.txt si une page ne doit pas être explorée.
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