Un bureau de presse est la structure chargée d’organiser les relations d’une entreprise, d’une institution ou d’une personnalité avec les journalistes : diffusion des informations, réponse aux demandes, accueil des médias et suivi des retombées.
L’expression est proche de « service de presse ». Le bureau de presse peut être interne, rattaché à la direction de la communication. Il peut aussi être confié à une agence de relations presse, qui l’assure pour le compte de l’organisation. Dans une institution, le terme désigne souvent le service qui s’exprime officiellement en son nom.
Son fonctionnement suit un circuit continu. Le bureau repère les informations susceptibles d’intéresser les rédactions. Il les met en forme dans un communiqué de presse ou un dossier de presse, puis les adresse à des journalistes choisis dans une base de données RP. Il répond aux demandes entrantes, organise interviews, visites et conférences de presse, puis recense les retombées. Ses composantes sont un ou plusieurs attachés de presse, un fichier de contacts à jour, un fonds documentaire (chiffres clés, biographies, visuels), des porte-parole désignés et une procédure de validation des prises de parole.
Le bureau de presse se distingue de la communication presse, qui désigne l’activité elle-même, et de l’attaché de presse, qui est le métier exercé en son sein. Il ne se confond pas avec une agence de presse, qui produit et vend de l’information aux médias. En marketing et en communication, il intervient lors des lancements, des annonces institutionnelles ou financières et des situations de crise.
La vraie question n’est pas d’avoir ou non un bureau de presse. C’est de savoir qui tient la relation avec les journalistes. Une équipe interne connaît les sujets, répond vite et garde la mémoire des échanges. Son coût est fixe et son carnet d’adresses reste limité. Une agence apporte un réseau, un regard extérieur et une capacité à absorber les pics. Elle doit en revanche apprendre l’entreprise, et ses interlocuteurs changent parfois.
Nous recommandons un critère simple : la fréquence de vos prises de parole. Une organisation qui a plus d’une annonce par mois gagne en général à internaliser le cœur de la relation. Une organisation qui communique quelques fois par an peut confier l’essentiel à une agence. Dans les deux cas, la validation des messages et le choix des porte-parole restent en interne.
Le nombre de communiqués envoyés mesure un effort, pas un résultat. Le nombre de retombées presse est plus utile, mais il reste incomplet. Nous proposons quatre repères : la part des retombées qui reprennent le message clé, la présence dans les médias jugés prioritaires, la tonalité des articles et le délai moyen de réponse aux sollicitations. La part de voix médiatique situe ensuite l’organisation face à ses concurrents sur un même sujet.
Une conversion des articles en équivalent publicitaire donne un ordre de grandeur. Elle valorise de l’espace et ne dit pas si le message est passé. Nous déconseillons d’en faire l’indicateur principal.
Advalians diagnostique votre organisation et définit une cible avec un plan de transition, pour répartir justement le travail entre vos équipes, vos agences et vos outils.
Advalians, cabinet de conseil indépendant en marketing et communication, vous aide à clarifier vos choix et à décider.
Le bureau de presse est une fonction, l’agence est un prestataire. Le bureau de presse désigne la structure qui gère les relations de l’organisation avec les journalistes. Cette fonction peut être assurée par une équipe interne, par une agence de relations presse, ou par les deux.
Dans un dispositif mixte, répartissez clairement les rôles. L’agence peut assurer la diffusion, les relances et la veille des retombées. L’équipe interne garde la validation des messages, le choix des porte-parole et la décision en cas de crise. Écrivez cette répartition dans le contrat.
Commencez petit et formalisé. Désignez une personne responsable de la relation presse, même à temps partiel, et un porte-parole principal. Constituez un fichier d’une trentaine de contacts réellement pertinents plutôt qu’une liste achetée. Préparez un dossier de base : présentation, chiffres clés vérifiés, biographie du dirigeant, visuels libres de droits.
Fixez ensuite deux règles écrites : qui valide une déclaration, et dans quel délai on répond à un journaliste. Faites appel à une agence pour les temps forts, comme un lancement, si la charge dépasse vos moyens.
Suivez la qualité des retombées plutôt que leur seul nombre. Quatre indicateurs suffisent pour commencer : la part des articles qui reprennent le message clé, la présence dans les médias que vous avez jugés prioritaires, la tonalité des articles et le délai moyen de réponse aux sollicitations.
Fixez un état initial sur un trimestre, puis comparez d’une période à l’autre. Ajoutez la part de voix médiatique si vous devez vous situer face à vos concurrents. Évitez de piloter au nombre de communiqués envoyés.
L’envoi indifférencié est l’erreur la plus fréquente. Un journaliste qui reçoit des informations hors de son domaine cesse de lire vos messages. Viennent ensuite les réponses tardives, les refus non motivés et les informations inexactes, qu’il faudra corriger après publication.
Proposer un article en échange d’un achat d’espace est une autre faute : les rédactions séparent ces deux activités. Pour limiter ces risques, segmentez le fichier par rubrique, fixez un délai de réponse et faites vérifier chaque chiffre avant diffusion.
Externalisez lorsque vos prises de parole sont rares ou irrégulières, ou lorsque vous devez atteindre des médias où vous n’avez aucun contact. Gardez la fonction en interne si votre actualité est fréquente, technique ou sensible, car la réactivité et la connaissance du sujet priment alors.
Un critère pratique : comptez vos annonces sur douze mois. Au-delà d’une par mois, une ressource interne se justifie souvent. En deçà, une agence mobilisée par opération est en général plus adaptée. Ce seuil est un repère, à ajuster selon vos enjeux.
Modèles, grilles et guides prêts à l’emploi pour vos projets marketing et communication.
Besoin d'un conseil indépendant sur ce sujet ?
Échanger