Le glossaire Advalians

Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.

Self data :

Définition Self data :

Le self data désigne la production, l’exploitation et le partage de données personnelles par les individus eux-mêmes, sous leur contrôle et pour leurs propres fins, à partir notamment des données que les organisations détiennent sur eux.

Le mécanisme inverse le circuit habituel. Une banque, un assureur, un fournisseur d’énergie ou un opérateur restitue à une personne les données qu’il détient sur elle, sous une forme exploitable. La personne les rassemble dans un espace qu’elle contrôle, les croise avec d’autres informations et les utilise dans des services qui travaillent pour elle : suivi de budget, comparaison d’offres, préparation d’un déménagement. Elle décide seule de les partager, ou non, avec un tiers.

Le self data repose d’abord sur un droit de récupérer ses données personnelles, dans des formats structurés et lisibles par machine. Il requiert ensuite un espace de stockage placé sous le contrôle de la personne et des services d’usage. Il suppose enfin des mécanismes de consentement et de traçabilité des partages. En Europe, le droit à la portabilité prévu par le RGPD en fournit une base juridique partielle.

Il se distingue de la mesure de soi, ou quantified self, qui porte sur des données que la personne produit sur son corps ou son activité au moyen de capteurs. Il se distingue aussi de la first party data : celle-ci désigne les données qu’une entreprise collecte sur ses clients et exploite pour son propre compte. Le self data place au contraire la personne en position d’utilisatrice. Le terme est employé dans la relation client, les services financiers, l’énergie et l’action des collectivités.

Décryptage Advalians Self data :

Origine du terme

En France, la notion a été formalisée par la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing). Son lexique, publié dans la synthèse du pilote MesInfos (Fing, Pilote MesInfos 2016-2018, 2018), définit le self data comme « la production, l’exploitation et le partage de données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leurs propres fins ». Selon cette synthèse, le pilote lancé en 2016 a réuni plus de 2 000 testeurs et plus de quinze organisations partenaires, entreprises privées et acteurs publics. La Banque des Territoires a repris cette définition dans une publication de décembre 2020.

Cadre réglementaire : la portabilité

Selon la CNIL, le droit à la portabilité de l’article 20 du RGPD porte sur les données fournies par la personne, qu’elle les ait déclarées ou qu’elles résultent de son activité. Les données dérivées, calculées ou inférées en sont exclues. Le traitement doit être automatisé et fondé sur le consentement ou sur un contrat. Les données sont remises dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine. La personne peut demander leur transmission directe à un autre responsable, lorsque c’est techniquement possible. La réponse intervient dans un délai d’un mois, prolongeable jusqu’à trois mois pour une demande complexe.

Le self data va plus loin que cette obligation. La portabilité organise une remise sur demande. Le self data suppose une restitution régulière, utile et intégrée à des services.

Enjeux pour une marque

La plupart des entreprises traitent la portabilité comme une contrainte, avec un export minimal. Nous pensons que c’est une occasion manquée. Restituer à un client des données claires et réutilisables, comme un historique de consommation ou d’achats, constitue un service en soi. C’est aussi une preuve concrète de transparence, plus crédible qu’une déclaration de principe. La limite est réelle : selon nous, peu de clients en font la demande spontanément. La valeur apparaît quand la donnée restituée sert une tâche précise du client.

Mise en œuvre et mesure

  1. Choisir les données à restituer selon leur utilité pour le client, pas selon leur facilité d’extraction.
  2. Retenir un format ouvert et documenté, accompagné d’une explication de chaque champ.
  3. Intégrer le téléchargement à l’espace client, avec une authentification solide.
  4. Tester avec quelques clients l’usage réel des données avant de généraliser.

Pour mesurer l’intérêt, suivez le nombre de téléchargements, la part des clients qui y reviennent, le délai de réponse aux demandes formelles et les retours exprimés sur l’utilité des fichiers.

Erreurs fréquentes

  • Remettre une image ou un document non structuré : la CNIL déconseille ces formats pour la portabilité.
  • Confondre self data et personnalisation : dans le second cas, c’est l’entreprise qui exploite les données.
  • Promettre un contrôle que l’organisation ne garantit pas, ce qui dégrade la confiance au lieu de la renforcer.
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Faire de la transparence sur les données un choix assumé de stratégie de marque

Advalians vous aide à cadrer les objectifs et les enjeux d’une relation client fondée sur la confiance, puis à les traduire en recommandations partagées.

Le quantified self, ou mesure de soi, désigne la collecte par une personne de données sur son propre corps ou son activité, au moyen de capteurs, d’applications ou de relevés : sommeil, pas, alimentation. Le self data est plus large. Il porte surtout sur les données que des organisations détiennent sur la personne et qu’elles lui restituent pour qu’elle les exploite.

Pour une marque, la question n’est pas la même. Le quantified self concerne les objets et applications de mesure. Le self data concerne toute entreprise qui détient des données sur ses clients.

Commencez par la base légale : le droit à la portabilité du RGPD couvre les données fournies par le client et traitées de façon automatisée sur la base du consentement ou d’un contrat. Proposez-les dans un format structuré et lisible par machine.

Allez ensuite au-delà : un bouton de téléchargement dans l’espace client, une notice qui explique chaque champ, une mise à jour régulière. Sélectionnez en priorité les données qui servent une tâche du client, comme un historique de consommation ou de commandes.

Suivez le taux de téléchargement rapporté au nombre de clients actifs, la part de clients qui téléchargent plusieurs fois et le nombre de demandes formelles reçues par le service client ou par le délégué à la protection des données (DPO).

Complétez ces chiffres par quelques entretiens : ce que le client a fait du fichier compte plus que le téléchargement. Un taux faible avec des usages précis vaut mieux qu’un taux élevé sans suite.

Le premier risque est de remettre les données à la mauvaise personne. Exigez une authentification solide avant tout téléchargement ou envoi. Le deuxième est d’inclure des données qui concernent d’autres personnes, par exemple des cotitulaires ou des contacts. Prévoyez un filtrage avant l’export.

Le troisième est un fichier inexploitable : un document figé ou des codes internes non expliqués. Il satisfait mal l’obligation et ne crée aucune confiance. Testez chaque export avec un utilisateur extérieur à l’équipe avant de l’ouvrir.

Oui, si vos données sont utiles au client dans sa vie quotidienne : consommation d’énergie, dépenses, historique d’achats, garanties. La restitution devient alors un service et un argument de confiance.

Restez au minimum légal si vos données n’ont pas d’usage clair pour le client ou si vous ne pouvez pas garantir la sécurité d’un accès permanent. Dans ce cas, traitez parfaitement les demandes de portabilité et d’accès aux données personnelles dans les délais. Réexaminez la question lorsque vos clients commencent à la poser.

Pour aller plus loin :