Notre glossaire, méticuleusement élaboré, est votre boussole dans l’univers complexe et dynamique du marketing, de la communication et du digital. Ici, chaque terme est une clé que nous vous aidons à décrypter pour vous ouvrir a des concepts innovants et des stratégies éprouvées. Plongez dans nos thématiques pour éclairer votre chemin vers l’excellence et la créativité.
Le tunnel d’achat est la suite d’écrans qu’un client parcourt sur un site marchand pour transformer son panier en commande payée, de la validation du panier jusqu’à la confirmation de l’achat.
Il comprend en général quatre étapes : le récapitulatif du panier, l’identification du client, avec ou sans création de compte, le choix de la livraison et le paiement. Une page de confirmation clôt le parcours. Le mot « tunnel » traduit un choix de conception. Une fois le panier validé, la navigation habituelle du site est réduite pour concentrer le client sur la fin de l’achat. Au sens large, certains praticiens font commencer le tunnel d’achat dès la fiche produit et l’ajout au panier.
Ses composantes sont les formulaires d’adresse et de coordonnées, les options de livraison et leur coût, les moyens de paiement, les éléments de réassurance et le récapitulatif avant validation. En France, la vente en ligne aux consommateurs rend plusieurs de ces éléments obligatoires. C’est le cas du récapitulatif détaillé de la commande et d’un bouton de validation qui signale l’obligation de payer.
Le tunnel d’achat se distingue du tunnel de conversion, représentation analytique de toute suite d’étapes menant à un objectif, qu’il s’agisse d’un achat, d’une inscription ou d’une demande de devis. L’expression « tunnel de commande » désigne le plus souvent la même séquence. Une sortie du parcours avant le paiement constitue un abandon de panier. La notion est employée en commerce en ligne, en ergonomie et en web analyse.
Le tunnel d’achat concentre les visiteurs les plus avancés. Chaque sortie y détruit une valeur déjà payée en acquisition, qu’elle vienne de la publicité, du référencement ou du marketing par courriel. Nous recommandons donc de traiter le tunnel avant d’augmenter les budgets d’acquisition. Une amélioration en bout de parcours profite à tous les canaux à la fois.
Un taux de conversion global ne dit pas où le tunnel perd ses acheteurs. Il faut mesurer le passage d’une étape à la suivante. L’aide de Google Analytics (« [GA4] Exploration de l’entonnoir ») distingue deux vues. Dans l’entonnoir fermé, on entre par la première étape. Dans l’entonnoir ouvert, on peut entrer à n’importe quelle étape. Pour un tunnel d’achat, nous recommandons la vue fermée depuis le panier : elle isole les ruptures propres au parcours.
Indicateurs utiles : taux de passage entre chaque étape, part des commandes passées sans création de compte, taux d’échec des paiements, durée médiane du parcours, erreurs de saisie par champ. Segmentez par appareil, car un tunnel correct sur ordinateur peut être bloquant sur mobile.
Pour la vente aux consommateurs, la réglementation fixe le contenu de la fin du parcours : récapitulatif détaillé, possibilité de corriger ses informations, bouton signalant l’obligation de payer, accusé de réception sans délai. Bpifrance Création en propose une synthèse (« E-Commerce et consommateurs : les règles à respecter pour vendre en ligne », 2026). Le prix, les frais de livraison et le délai de rétractation de 14 jours font partie des informations à fournir avant la conclusion du contrat.
Advalians évalue vos dispositifs, canaux et contenus, repère les points de blocage de votre performance marketing et restitue des priorités d’action partagées.
Le tunnel d’achat est un parcours concret sur un site marchand ; le tunnel de conversion est une représentation analytique. Le premier désigne les écrans réels, du panier au paiement. Le second décrit toute suite d’étapes menant à un objectif mesuré, comme un achat, une inscription ou une demande de contact.
En pratique, le tunnel d’achat se mesure comme un tunnel de conversion dont l’objectif est la commande payée. Nommez les étapes dans votre outil d’analyse comme les écrans du site, pour que le marketing et l’équipe technique parlent de la même chose.
Commencez par les corrections qui ne touchent pas à la structure. Affichez les frais de livraison dès le panier. Autorisez la commande sans compte. Supprimez les champs facultatifs inutiles et proposez par défaut la même adresse pour la livraison et la facturation. Rendez les messages d’erreur précis.
Observez ensuite cinq clients passer une commande de bout en bout : les blocages restants apparaissent vite. Ne revoyez le nombre d’étapes qu’après ces corrections, car un tunnel plus court mais mal conçu ne fait que déplacer les sorties.
Suivez d’abord le taux de passage d’une étape à la suivante, du panier à la confirmation. Il localise la perte, ce que le taux de conversion global ne fait pas. Ajoutez le taux d’échec des paiements, la part de commandes passées sans compte et le nombre d’erreurs de saisie par champ.
Segmentez chaque indicateur par appareil et par source de trafic. Fixez un état de référence avant toute modification, sur quatre semaines au moins à titre indicatif, pour juger l’effet réel d’une correction.
À notre sens, la plus pénalisante est la surprise sur le prix : des frais de livraison ou des options découverts au dernier écran. Viennent ensuite la création de compte imposée, les formulaires trop longs et les messages d’erreur qui n’expliquent pas quoi corriger.
Évitez aussi les procédés qui forcent la décision. Une option payante précochée est même illicite : le Code de la consommation exige le consentement exprès du client pour tout paiement supplémentaire, faute de quoi il peut en exiger le remboursement. Pour chaque étape, posez une question simple : cette information ou ce champ est-il indispensable pour livrer et encaisser ?
Aucun format n’est supérieur par principe : le choix dépend du panier et du public. Une page unique convient à un achat simple, avec peu d’options de livraison. Plusieurs étapes conviennent mieux lorsque les choix sont nombreux, comme le retrait en magasin, la livraison programmée ou le paiement en plusieurs fois, car chaque écran reste lisible.
Critère de décision : testez les deux formats sur votre trafic lorsque le volume le permet. À défaut, observez quelques clients sur une maquette de chaque format avant de développer.
Par Thomas Bizot – Président du cabinet Advalians